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TACTIQUE

 

Sur un parcours composé de 2 boucles de 44 et 56 km, ma stratégie était, ce jour là, la suivante : passage du marathon en 3h23 (contre 3h32 en 2001), passage du sommet de la première grande côte, au 50ème km, en 4h05 (contre 4h25).

Pour la seconde partie, gestion efficace des 3 grandes côtes restantes pour terminer en 9h15, sans forcer à la fin pour ne pas terminer… à l’infirmerie.

Référence 1998 : 10h40

Référence 1999  : 9h54

Référence 2000 : 10h33 (incident)

Référence 2001 : 9h35

10 H : Coup de pistolet du départ ! Je pars avec le groupe de tête devant 1400 coureurs.

Le temps est agréable, musculairement tout va bien. J’adopte un rythme soutenu (13 km /h).

 

6ème km. Dans le village d’Aguessac, m’attend Jean Michel, mon accompagnateur à bicyclette. 

Je l’informe que tout va bien.

Une première femme rejoint notre groupe d’une trentaine de coureurs.

 

15ème km. La championne de France Karine Herry me double à son tour.

Je décide de faire le parcours avec elle.

 

25ème km, tournant de la première boucle dans un village surplombant la vallée encaissée : Peyreleau. Le premier n’a que 2’ d’avance sur moi.

Notre groupe « avale » sans difficulté la côte du village.

Retour vers Millau en observant le long serpent des joggeurs de l’autre côté de la rive qui se dirigent vers la première boucle. Un relais s’opère régulièrement à la tête de notre groupe.

35ème km : photo officielle en haut d’une petite côte. Dommage ! Jean Michel, pourtant à mes côtés, ne sera pas sur la photo…

 

42ème km : 3h22, je suis dans les temps. Le 2ème quart de l’épreuve s’exerce sans aucune difficulté notable. Entrée dans Millau sous le soleil. Karine Herry se détache de moi inexorablement. Je ralentis légèrement la cadence et me ainsi doublé par quelques dizaines de coureurs. Je me prépare psychologiquement au passage de la première grande côte, la côte de Creissel qui croise les arches en construction du grand pont de Millau.

 

50ème km : 4h05 ; je suis exactement dans les temps. Cependant la chaleur se fait de plus en plus sentir et je commence réellement à en souffrir en haut de la côte.

 

60ème km : A un relais, je suis annoncé en 88 ème position. C’est maintenant que les difficultés commencent, après la traversée de St-Rome-de-Cernon en me lançant dans la deuxième difficulté, la côte de Tiergues. Je monte cette côte plus péniblement que l’année précédente. Puis, dans la longue descente vers Saint Affrique, je me sens faiblir.

Je suis déshydraté pour ne pas avoir assez dilué ma boisson énergétique par cette chaleur.

Jean-Michel m’aide moralement même si on parle peu. Quand j’ai besoin, il me remet une nouvelle bouteille contenant une boisson énergétique que j’accroche derrière moi.

 

70ème km ! C’est le tournant de St Affrique. Cela ne va plus du tout. Je ressent une forte envie d’abandonner. Je suis victime de tous les syndromes d’un début de déshydratation : faiblesse géné-rale, crampes aux bras, envie de vomir….

En face de moi, la 3ème côte, longue montée sous le soleil de plus de 8 km pour atteindre la limite du plateau avant la descente de Tiergues.

Après beaucoup d’hésitation, je décide de continuer en abaissant considérablement l’allure et en ne buvant que de l’eau.

J’atteins ainsi le haut du plateau en ayant perdu une trentaine de place. Je me situe dorénavant autour de la 120ème position.

 

80ème km ! Le passage à l’ombre lors de la descente de Tiergues me procure une sensation de bien être. Je me suis bien réhydraté dans les 20 derniers kilomètres en ne buvant que de l’eau. De fait, toutes les crampes et douleurs ont disparues et je retrouve ma vitesse de fond. C’est ainsi qu’en bas de la côte, je garde le rythme acquis lors de la descente.

 

87ème km ! Je rattrape un à un tous les coureurs qui m’avaient doublé depuis le 60ème km.

Lors de la quatrième et dernière grande difficulté, je ne faiblis nullement et double de nombreux coureurs devenus marcheurs. J’encourage l’un de ces marcheurs « Jamel », un inconnu jusqu’à présent, qui est épuisé et blessé à la cheville. Je l’invite à reprendre la course en s’accrochant à mon allure que je ralentis un peu pour l’aider. Petit à petit je réaccélère et je l’entends qui me suit.

La dernière descente est « grisante ». Malgré notre vitesse, nous doublons peu de coureurs car à la vue de Millau, tout le monde semble retrouver des forces pour accélérer.

 

95ème km ! C’est l’entrée dans la ville. Jamel s’accroche une lampe dans le dos et reste calé sur ma foulée.

 

99ème km ! Dernière ligne droite avant le tournant du parc. Jamel et moi semblons « voler »…

A 100 m de gymnase nous nous donnons la main en poursuivant sous les acclamations du public.

Jamel et moi terminons en 88ème position (de nouveau), en 9 h 47.

Sourires, photos, échanges d’impressions… durant 10’ avant de me retrouver une nouvelle fois… à l’infirmerie pour m’allonger une vingtaine de minutes (voir page 25).

Le lendemain, le journal de Millau titrait : sous la chaleur accablante, plus de mille coureurs au courage sans bornes.

 

Merci Jean-Michel !

 

 

Christian Rebollo

 

  

 

 

 

 

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