Athletic Coeur de Fond

 

 

Zone de Texte: Accueil
Le Club
Les courses
Les entraînements
Rejoignez nous !!
Les  photos
Les résultats

 

 

Abandonnée quelques minutes plus tôt par notre hôte lyonnais et un membre d’ACF, notre trio semblait déjà regretter son inscription à cette 47ème édition de la Saintélyon. Peut-être aurions nous préféré les rejoindre dans leur escapade nocturne au sein des lieux branchés du vieux Lyon ? Notre escapade personnelle longue de 64 km, se déroulait en plein mois de décembre sur les routes et sentiers des monts lyonnais. Cette course originale qui relie Saint Etienne et Lyon est ouverte aux coureurs individuels mais également aux équipes de trois ou quatre relayeurs. Elle se déroule de nuit car son départ est donné traditionnellement à minuit.

Rassemblés dans un gymnase de la banlieue stéphanoise parmi 2700 autres concurrents, nous ^profitons de nos derniers instants de repos pour lutter à notre manière contre le stress pré-compétitif. Pour sa part Jean Luc Appriou entamait quelques séries de pompes sous l’œil goguenard des autres participants ; Peut être avait-il l’intention de faire la course sur les mains ?

C’est dans une petite rue sans âme de Saint Etienne, sous le regard d’un seul spectateur insomniaque, que le départ fut donc donné. Trompés par le rythme des relayeurs les premiers kilomètre sont parcourus à un allure soutenue dans les rues de la zone industrielle. Une première côte a raison de la cohésion de notre trio, Pascal ANSELME décroche tandis que Jean Luc Appriou s’éloigne. Nous quittons bientôt la route pour rejoindre des sentiers boueux, parsemés de nids de poule et de flaques d’eau. Le faisceau des lampes frontales parvient difficilement à nous éviter toutes ces embûches. Je dépasse Jean Luc qui peine dans une côte et entame une longue course solitaire. Pascal Rejoindra bientôt Jean Luc et ils feront toute la course ensembles. Avec le temps, la longue colonne des coureurs lucioles finit par se disloquer. A l’horizon, les lumières de la vallée du Rhône et de la capitale des Gaules nous serviront de phare tout au long de la course.

Cette année les conditions météorologiques étaient excellentes un vent léger balayait les crêtes des monts du lyonnais et seules quelques plaques de neige verglacée subsistaient le parcours ne présente pas de difficulté majeure. Seule, la longue descente vers Ste Catherine au 30ème kilomètre par un chemin étroit et boueux se négocie délicatement. Une faute d’attention serait fatale pour des chevilles fragilisées et fatiguées.

Ces courses nocturnes ont tendance à rapprocher les coureurs isolés. Ainsi entre le 30ème et le 48ème Km, soit durant 1h30 de course, j’ai couru au côté d’un concurrent anonyme sans qu’aucune parole ne soit prononcée. Malgré tout, nous avions besoin l’un de l’autre pour poursuivre notre route. Aucun d’entre nous ne voulait être le premier à succomber à la fatigue. Si l’un d’entre nous venait à ralentir l’autre l’attendait et l’aider à se relancer. Dix fois peut-être, j’ai espérer qu’il se mette à marcher. Je suppose qu’il devait espère la même chose. Personne n’a offert à l’autre l’opportunité d’un tel renoncement. Nous nous sommes séparés vers 4h du matin au ravitaillement de Soucieu en Jarrest. En l’absence de toute émulation les 16 derniers km ont été effectués essentiellement en marchant. A ce moment de la course, la lassitude est telle, que le mental doit se substituer au physique défaillant. Chassant de mon esprit toutes les pensées négatives, essayant d’oublier les signes douloureux de mon corps, ma volonté se tend vers un seul but… la ligne d’arrivée. Je laisse derrière moi la campagne silencieuse et les villages endormis pour pénétrer dans la banlieue lyonnaise. Une dernière pente raide ne parvient pas à entamer ma volonté. Un panneau me signale l’arrivée à 4 km. Miracle ! Je trouve à nouveau la force de courir à cette heure matinale Lyon est déserte. J’ai le sentiment d’être le seul au monde et que celui-ci m’appartient. ces divagations cérébrales cessent avec l’apparition de la patinoire et sa ligne d’arrivée que je franchi à 6h20 du matin. Les évolutions des jolies patineuses me permettront de patienter sans m’endormir jusqu’à l’arrivée 1h plus tard de Jean Luc et Pascal.

Jean Luc MORIZE

 

  

 

 

 

 

Zone de Texte: Les témoignages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contact: coeur.de.fond@wanadoo.fr - Adresse: 83, rue Jean-Pierre Timbaud 75011 Paris

Association Loi 1901 N° 00144484P   Agrément Ministériel Activités Sportives N° 75.SVF.09.09


© Athletic Coeur de Fond - 2004
-
Optimiser l'affichage