100 KM DE MILLAU 2009: Abandon de « The Imperfect and Lucky Runner », mais l’aventure continue…
samedi 26 septembre 2009
Quelle idée de prendre le temps de s’arrêter pour bien marcher sa barre énergétique alors qu’il ne faut pas traîner !!??
Pourquoi ai-je couru avec mon Camel Back ???
A vrai dire, mon sac à dos me permet de ne pas courir trop vite. En effet, c’est très fatiguant et avec le temps je me raisonne tout seul. Bon, je reconnais que j’avais mis trop de choses dedans si bien qu’il était trop lourd.
Je m’étais entraîné pour courir dans ces conditions. Je n’ai pas dévié de ma route même si j’ai dû abandonner et que cela explique aussi ma douleur au genou. Je suis allé jusqu'à bout de ma démarche en l’expérimentant. Toute expérience bonne ou mauvaise permet de se perfectionner dans la connaissance de soi... ;-)
Heureux comme « The Imperfect and Lucky Runner » à qui il arrive toujours des choses incroyables, je me suis rendu à Millau pour les 100 Km avec mon Camel Back, autrement dit un sac à dos pour faire simple. J"avoue que je n'aurais jamais pu imaginer une telle aventure même dans mes pires cauchemars. Un VERY BAD TRIP les 100 Km de Millau 2009, mais l’essentiel est bien ailleurs !!!
Tu te demandes sans doute alors ce qui a bien pu m’arriver cette fois-ci pendant ces 100 Km pour tout laisser tomber au marathon, soit à peine 42,195 Km, à Millau !!!???
Je te laisse lire ce qui va suivre pour comprendre pourquoi je suis « The Imperfect and Lucky Runner ». Je n’ose pas imaginer ta tête quand tu arriveras à la fin de ce compte rendu…
Chapitre 1 – « The Imperfect Runner »
A fond dans le trail où j’avais eu tout ce que je voulais, j’avais perdu toute motivation pour Millau. Cela commençait donc mal. Cela dit, j’étais content de m’entraîner en faisant des séances de folie. En réalité, je n’avais pas pris assez le temps pour récupérer après cet ultra trail où j’avais puisé énormément dans l’organisme.
Pendant la préparation pour Millau, je me suis fait mal au genou sur le bitume. Forcement, cela avait augmenté mon désamour pour cette course. Ne devant voir le spécialiste du genou qu’en octobre, je n’avais pas envie de prendre des risques pour aggraver la situation. J’ai donc levé le pied pratiquement 1 mois avant. C’était tout de même abusé parce que je finis par prendre ces 100 Km vachement à la légère. Aie !
Pour couronner le tout, je venais de perdre le manuscrit pour le prochain livre 4 jours avant les 100 Km de Millau. Je peux te dire que cette course était définitivement le dernier de mes soucis. Bah oui, j’ai pensé que j’étais maudit d’avoir voulu faire cette course, surtout avec mon ordinateur qui m’avait aussi lâché.
Bref, absence de motivation, douleur au genou et manuscrit parti en fumée ont fait que je n’étais pas disposé pour faire ces 100 km. Toutefois, je voulais être présent à Millau avec l’idée que je n’avais rien à perdre.
Vendredi 25 septembre 2009
Après une semaine où j’ai très peu dormi et négligé l’alimentation parce que je n’ai tout simplement pas le temps de me soucier de cela, je suis parti de chez moi à 7h30 pour prendre le train en direction de Millau.
Pensant que j’allais pouvoir me reposer dans le train, j’ai passé une bonne partie du temps à discuter avec ce gentil exploitant agricole jusqu’à Clermont-Ferrand de tout et de rien. Cela faisait passer le temps !!! Il m’a même raconté qu’il existe une course en France qui fait 1000 Km !?
Puis de Clermont-Ferrand à Millau en passant par Marvejols, j’ai fait un long détour…Le plus étonnant était que j’ai dû prendre un bus tout neuf. A 2 Km de la gare de Marvejols, le chauffeur s’arrêta en mettant les feux de détresse. Il nous a demandé de descendre parce que le bus était en panne. Il n’était franchement pas marrant !
Quelques minutes plus tard, notre « gentil » chauffeur remonta dans le bus pour partir sans nous.
- Cela en dit long sur la satisfaction du client et l’obligation de moyen ! Dis-je pour détendre l’atmosphère. Ha ha ha !
Faut dire que notre « aimable » chauffeur n’avait pas l’air de bonne humeur. Il était tout aussi excité que la majorité des voyageurs qui n’avait pas du tout apprécié le comportement de la SNCF.
Par chance, un autre bus est arrivé bien après. Le chauffeur accepta de nous déposer à la gare de Marvejols. De toute façon, le train à quai devait nous attendre pour partir.
Vendredi soir, je suis arrivé à Millau vers 18h30 le ventre vide. Alors que je voulais me rendre à l'hôtel, un homme assez âgé, avec qui j'avais fait le trajet, me dit:
- Ce serait bien que tu ailles d'abord chercher ton dossard. C'est ce que fait en premier un coureur quand il arrive la veille d’une course.
- Ok alors! Dis-je en souriant même si je m’en foutais.
Sur la route, je retrouvais mes potes de CAF et CLM : Basilio, Olivier, Gilles. Ce fut sympa !
Vers 19h, j'ai récupéré mon dossard. Ayant vraiment faim, j'en ai profité pour manger à la Pasta Party où j'ai pu revoir Eric, Gégé92 et Cécile. J'ai aussi fait la connaissance de Nenni avec qui je ferai un bon bout de chemin pendant la course...
Vers 21h00, j’ai quitté le Parc de la Victoire pour enfin chercher où se trouvait mon hôtel.
- Quand tu ne connais pas une ville, tout te paraît loin.
Mais bon, mon hôtel n’était pas si près que cela ! Par chance, je suis tombé sur une sympathique bénévole qui n'habitait pas très loin et me proposa de me montrer le chemin en la suivant. C’était vraiment trop adorable de sa part parce que je risquais de me perdre !!! ;-)
Arrivé à l'hôtel vers 21h30, je me suis pressé pour ressortir afin de trouver un restaurant pour de nouveau manger. J'avais encore faim après la Pasta Party.
De justesse, je suis allé me coucher à minuit !
Chapitre 2 – Mauvaise Intuition
Samedi matin avant le départ
Il faisait beau à Millau et le soleil était au RDV ce matin-là. Un temps idéal pour courir comme on dit dans la course à pied!
A 6h du matin, je me suis réveillé pour prendre le petit-déjeuner. Bien que cela m'énervait de manger avant d'aller courir, je m'efforçais de prendre un morceau de gâteau au chocolat que j’ai eu un peu de mal à avaler. L'organisme ne semblait pas du tout appréciait sans trop comprendre pourquoi. Hummm…J’aurais mieux fait de ne rien prendre.
N'étant pas trop sûr, je me suis mis à faire une petite prière même si je n'y croyais pas. D'ailleurs, j’avais toujours cette douleur au niveau du genou droit. Bref, je ne me faisais pas d’illusion pour ces 100 Km de Millau depuis que j’ai dû lever le pied. A quoi bon puisque je savais déjà que je ne serais pas au meilleur de ma forme ? Un peu comme chez les filles, j’ai ce sixième sens que l’on appelle si bien l’intuition ou le feeling qui ne me trompe presque jamais, lol !!!
A 8h30, je suis arrivé au point de contrôle pour mon dossard.
De 8h30 à 9h30, j'ai revu mes potes de CAF et CLM pour la photo de famille avant le départ. L'ambiance était sympa!
Curieusement, je ne me sentais pas très bien même si j'essayais d'avoir le sourire. Alors qu'il faisait un temps agréable, j'avais un peu la chair de poule. Je me disais à moi-même:
- Dès que je commencerai à courir, cela passera! Tout ira bien.
A 9h30, je me suis dirigé vers le départ. J'ai commencé à avoir des frissons pendant ces 30 minutes d'attente. Cela dit le public était très convivial et chaleureux. Cela me rappelait le marathon de Paris que j’adore pour le côté spectaculaire !!!
Chapitre 3 – Content d’être là
A 10h, c'était enfin le départ!!
J’étais soulagé parce que je n'avais plus de frisson. Pour éviter de ne pas partir trop vite, je me suis mis à discuter avec un concurrent qui m'a appris:
- Il existe juste une montée difficile vers 22 ème km. Tu peux donc aller à la vitesse que tu penses faire ces 100 km. Les difficultés de cette course sont entre le 50 et le 70 ème Km, mais cela se passe bien pour une personne entraînée.
- Merci pour l'info l’ami. Répondis-je en souriant. Rien que pour cela, j’avais bien fait de me déplacer.
Puis, nous nous sommes quittés en nous souhaitant bon courage parce que l’ami était sûr de son coup.
1er Km : Un peu trop tranquille.
Voyant que j'avais trop traîné (5'30’’), je me suis rattrapé à partir du 2ème Km pour être à 4’50’’-5’00’’ le Km qui était la vitesse à laquelle je voulais faire ces 100 Km. Cela m’a paru très lent comme allure.
J’étais avec des concurrents expérimentés. Ils étaient très concentrés et je me demandais bien pourquoi, surtout que la vitesse était « gentille ». De temps en temps, j’ai discuté et certains me faisaient part de leur stratégie et de leur expérience de course. Ma foi, j’ai beaucoup appris !!!
J’étais donc à ma place devant. J’ai fait l’erreur d’être trop décontracté et de prendre ces 100 Km comme une simple course pensant que je pouvais me laisser aller avant d’être un peu sérieux. Comment peut-on être aussi imprudent de la sorte ?
Du 2 au 24 ème Km: un pur bonheur.
J'étais content d'être là et de courir sur le bitume. Cela faisait longtemps que je n'avais pas courir sur la route !
La chose qui m'a le plus fait plaisir et m'a touché est que je me suis laissé prendre au jeu. C’était d’entendre le spectateur qui m’intéressait et pas la course en elle-même. C’est bien le style de « The Imperfect Runner » !!!
Là j’avais le sourire et j’enchaînais les Km avec mon Camel back sans faire attention au chrono puisque j’avais trouvé mon rythme comme à l’entraînement. L’avantage quand tu cours devant est qu’il n’y a pas grand monde !!! C’est reposant car tu n’es pas dérangé et tu as une très belle vue.
L’inconvénient est que tu ne peux pas te déconcentrer au risque de décrocher. Tu ne peux pas t’arrêter trop au ravitaillement. Entre nous, cela ne m’a jamais réussi depuis que je cours sur la route et j’ai toujours frôlé la catastrophe en m’efforçant de me ravitailler!
Au bout de 2h de course, j’ai dû m’arrêter pour me ravitailler comme prévu avec ma barre énergétique. Le seul souci est que je ne voulais pas m’arrêter comme à l’entraînement pendant 4 minutes parce que je n’avais pas envie de me laisser distancer.
Au 20 ème Km en 1h38
L'erreur que j'ai faite, c'est que j’ai refusé de prendre le temps de me ravitailler avec ce morceau de barre énergétique.
La montée vers le 22 ème Km s'était bien passée !!!
A ce stade, j’étais sur les bases de moins de 10h. En réalité, je tournais à 11-12 Km/h sans me poser de question. Le fait d’avoir voulu partir en tête n’était pas anodin parce que je voulais tenter ma chance, mais la motivation n’y était pas.
Comment peux-tu donner le meilleur de toi-même alors que l’envie n’y est pas ?
Chapitre 4 – Tout bascule du côté obscur
Entre le 26 et 30 ème km : le mystère
A partir du 25ème Km, j’ai commencé à rejeter atrocement tout ce que j’avalais. Au fur et à mesure, je perdais des forces de manière très inquiétante. Avec mes maux de ventre, je n’arrivais même pas à marcher vite. Curieusement, je suis resté serein en prenant les choses comme elles étaient. Cela restera donc un grand mystère pour moi.
Je me suis efforcé de ne pas m'arrêter au bord de la route, mais je n'avais déjà plus l'envie de courir. C'était un très mauvais signe parce que je n'avais définitivement plus de motivation pour les 100 Km de Millau. Toutefois, je voulais faire l'effort pour rendre le dossard à la fin du marathon. Je voulais juste me reposer. Pour la première fois, je ne pensais à rien. JE VOULAIS JUSTE M’ALLONGER dans un endroit frais. Comment expliquer cet état de fatigue sans précédent et aussi brutal !!??
J'ai fini par trouver le fait de courir sur du bitume très ennuyeux. Tant que je courais, ce n'était pas trop grave. Il a fallu en plus que le soleil soit au RDV! Il n'y avait pas beaucoup d'ombre et c'était de ça que j'avais besoin aussi.
Soudain, un accompagnateur vélo me proposa de l'aide pour soulager mon épaule avec mon Camel Back pendant un moment. Cela m'avait effectivement fait du bien. C'était la première fois que j'avais trouvé mon Camel back si lourd. Le type en question m’avait fait remarquer:
- C'est lourd ton sac ! Déjà que c'est une course pas facile, mais tu compliques plus les choses avec ça. Tu n’es pas en train de faire un trail et tu n’en n’as pas besoin pour la route, surtout à Millau.
Devant repartir, il m'a rendu mon Camel Back! De nouveau, je l'ai ressenti.
Par chance, Barbie et Ken (CAF) sont arrivés à ma hauteur. Ils ont pris mon Camel back pour le déposer à Millau. Je me suis senti tout d’un coup plus léger. Merci à vous 2 !
J’ai pu recourir un tout petit peu. Alors que je m'apprêtais à me reposer au bord de la route, Gilles m'interpella :
- ça va Ronald ? Que t'est-il arrivé ?
Je lui expliquais un peu ma mésaventure avec mon problème de santé. Merci à toi aussi pour tes encouragements même si j'étais trop K.O pour repartir.
Pour l'assurer parce que je ne voulais pas trop le retenir sachant qu'il était accompagnateur vélo, je lui ai dit que ça ira et que je vais au moins finir le marathon. Bien évidemment, cela ne s'est pas arrangé si bien que j’ai dû faire un break au prochain ravitaillement.
Là aussi, c’était très curieux que j’ai décidé de m’arrêter naturellement au marathon. En tout cas, ce fut bien long étant donné que je marchais lentement, sans même essayer de courir.
Au 30 ème Km : Plus de force et au revoir 100 km
Je crois que c'était au ravitaillement du 30 ème Km que je me suis arrêté un long moment. J’avais perdu la notion de temps et de distance comme si je n’avais plus de repère. J’étais totalement déconnecté.
Il n’y avait rien à faire, à part attendre que cela se calme. Je rejetais tout ce que j’avais avalé la veille. C’était à cet instant que j’avais accepté naturellement qu’il valait mieux que j’abandonne et tant pis pour les 100 Km de Millau. Moi, je ne pensais qu’à ma santé et rien d’autre ! A vrai dire, j’avais totalement oublié la course et c’était ma santé qui me préoccupait.
Voyant que j'étais vraiment dans un drôle d’état, un gentil couple vint vers moi en me demandant avec une voix pleine de compassion :
- Tu vas bien? Tu veux boire ou manger quelque chose? Si tu as besoin de quelque chose, nous sommes là.
- Non merci, ça va aller. C’est très gentil. J’ai juste besoin de repos.
Quelques minutes plus tard, ils m'apportèrent un sandwich avec un bon barbecue en me disant :
- Tu es un privilégié par rapport aux autres. Faut que tu manges pour prendre des forces.
Ce n'était pas moi qui ne voulais pas manger un si bon sandwich. C'était juste que je n’arrivais même pas à manger de peur de encore tout rejeter, surtout que j’avais mal au ventre.
Pour ne pas définitivement rester assis là, je me suis décidé à repartir pour arriver à Millau.
En m’asseyant sur ce banc à l’ombre, le sandwich à la main avec ce verre de coca cola, j’étais content malgré le fait que j’avais décidé que ce sera pour une prochaine fois les 100 Km et me disant l’esprit serein :
- Je suis bien « The Imperfect and Lucky Runner ». Dis-je en souriant et en me moquant de moi-même parce que c’est bien ce que je suis finalement. A quoi bon se voiler la face ? En temps normal, personne ne m’aurait tendu la main. Je remercie ce gentil couple de leur gentillesse.
Après cette vérité sur ce que je suis, je continuais ma route avec l’intention d’arriver à Millau.
Chapitre 5 – The Lucky Runner
Du 38 ème au marathon :Un dernier effort avant le coup final
Alors que je cherchais un endroit pour me reposer depuis le 32ème Km, j’aperçus enfin un escalier à l’approche du 38ème km. J’étais content à l’idée de m’asseoir !
Sur le point de m’asseoir, une voix m’interpella :
- C’est bien toi, Ronald ?
- Oui.
C’était Nenni (CAF) que j’avais rencontré hier soir à la Pasta Pasty. Cela faisait déjà bien longtemps, depuis le gentil couple, que personne ne m’avait adressé la parole.
J’étais vraiment surpris par le comportement de Nenni. Alors qu’il aurait pu continuer sa course comme tout le monde, il s’était arrêté en me tendant la main :
- Lève-toi et fais un dernier effort pour t’arrêter au marathon et te reposer.
- Je ne peux pas. Vas-y sans moi. Je te rejoindrai plus tard.
Je lui avais sorti ça pour le rassurer pensant qu’il allait me laisser me reposer tranquillement à l’ombre.
Sans trop insister, surtout que j’arrivais à peine à parler, il me tira par le bras pour le suivre.
Il me proposa de l’eau et à manger, mais rien ne passait et je rejetais tout. C’était atroce !
Je suis donc effectivement bien content d’avoir abandonné au marathon !!! Ce jour-là, je n’aurais pas pu aller plus loin.
Le fait d’avoir pu parler à Nenni pendant ces 4 Km m’avait permis d’oublier mes problèmes de santé parce que j’étais motivé d’arriver à Millau pour me reposer.
Une fois arrivé au marathon pour remettre mon dossard, 3 personnes de l’assistance médicale sont venues me retenir pour ne pas tomber et m’ont déposé dans une sorte de lit.
C'est après avoir décidé de m'arrêter au marathon à Millau que je me suis mis à m'intéresser enfin aux 100 km. Pour la première fois lors d'une course, j'avais le temps de me reposer au service médical et de me faire masser. Je me sentais un peu mieux malgré la fatigue.
Allongé sur le dos, je regardais le plafond. Puis soudain, je venais de me rendre compte que ce n'était pas qu'à cause du ravitaillement que cela n'allait pas. Le mal était bien plus profond que cela.
Avec du recul, je suis content d'avoir abandonné au marathon parce qu'il y avait bien un risque que je ne puisse plus utiliser mon genou. C'est un grand soulagement et cela me laisse le temps de devenir nu meilleur coureur même si je serai toujours « The Imperfect and Lucky Runner ».
Comme je n’ai rien fait, c’est une bonne motivation pour revenir à Millau.
Les 100 Km de Millau 2010, 2011 ??? Cela ne dépend pas que de moi…
Il y a 1 an, j’aurai refusé d’abandonner en voulant absolument aller jusqu’au bout. Maintenant, ce n’est plus le cas parce que j’estime que l’abandon fait partie du sport.
Ce n’est pas très drôle l’abandon, mais il faut savoir remonter vite la pente et aller de l’avant. Sans doute parce que je suis « The Imperfect and Lucky Runner », j’ai plus appris en abandonnant. J’ai la chance de pouvoir encore courir, je vais en profiter tout en rectifiant petit à petit mes erreurs !!! :))
Pour boucler l’année, je reviens à Paris pour les 24 h du Téléthon : 4-5 décembre 2009. Ce sera pour la bonne cause et le défi sportif.
Courir pour la bonne cause à Paris et pendant 24h, c’est tout simplement un honneur pour moi.
Je sais que c’est une course exigeante, mais cela me fait plaisir de vivre cette expérience.
A très bientôt pour des nouvelles aventures de « The Imperfect and Lucky Runner » ;)
Ronald Tintin